La fin de l’année approche doucement. La fin de la première année d’utilisation de Tilékol. Le moment de faire le point sur les différentes manières d’envisager son utilisation. Vous allez peut-être découvrir dans cet article des pistes pour l’an prochain…

Tiens, nous allons parler de Tilékol (la feuille Excel) sur Tilékol (le blog).

Nous sommes partis tous ensemble dans plein de directions différentes ces derniers temps, entre le projet « fête des mères » (dont les « petits gestes » se terminent vendredi, après-demain), les calendriers de Moustache, les vidéos orientées « psychologie » de Weelearn, la tenue correcte du crayon avec Danièle Dumont et bien d’autres articles tous plus palpitants les uns que les autres 🙂

 

 

Je voudrais vous parler ici de trois manières différentes d’utiliser Tilékol. Vous allez peut-être découvrir quelque chose que vous allez avoir envie de mettre en place pour la prochaine année scolaire.

Utilisation 1 : Tilékol, outil de repérage (et de traitement) de la difficulté.

C’est dans cette optique-là que je m’étais lancé le jour où j’ai décidé d’inventer « quelque chose » pour m’aider en classe, le « quelque chose  » en question étant devenu un peu plus tard « Tilékol ».

En effet, je cherchais un moyen simple, visuel et efficace pour gérer les informations que je récoltais à la fin de chaque petit « dirigé » (en classe entière ou petit groupe).

J’avais l’information que tel élève avait réussi et que tel autre n’avait pas réussi.
Ces informations étaient notées sur des fiches.

…Mais après ? Que faire de ces fiches, comment les utiliser efficacement, lorsqu’elles commençaient à s’accumuler, comment exploiter efficacement les informations qu’elles contenaient ? Comment suivre les élèves qui avaient des difficultés dans tel point précis, comment s’en souvenir sans avoir à se replonger dans toutes ces fiches ?

Il me manquait un outil. Tilékol était cet outil.

Pour une utilisation comme outil de repérage et de traitement de la difficulté, voici comment je l’utilise:

  • Je note les résultats ponctuels des élèves pour telle compétence, tel objectif, tel jour.
  • Je m’occupe ensuite à certains moments privilégiés (comme l’accueil, avec les parents) des élèves qui ont des cases rouges ou jaunes.
  • Je visualise les dirigés sur lesquels je devrai revenir (trop de jaune ou de rouge).
  • Je repère facilement les élèves qui seront au casting de l’aide personnalisée.
  • Semaine après semaine, je « pilote » ma classe aux instruments, ce qui est plus confortable que la conduite « à vue » (ou « au pif », si vous préférez).

Voilà. Cela, c’est Tilékol utilisé de la manière pour laquelle il a été conçu.
Mais j’ai découvert par la suite deux autres utilisations possibles.

 

Utilisation 2 : Tilékol, livret de compétences.

J’avoue qu’au départ, je n’y avais pas pensé, alors que tout était là, disponible, sous mes yeux !

Je me suis rendu compte très rapidement que de nombreux utilisateurs voyaient en fait Tilékol comme un livret, et j’ai d’ailleurs reçu pas mal de mails me disant « je trouve votre logiciel très intéressant et j’attendrai la prochaine rentrée des classes pour l’utiliser« .

Au départ, je trouvais cela saugrenu.
Pourquoi attendre ?
… Alors que cet outil facilite immédiatement la tâche ?

C’est parce que ces personnes voulaient utiliser la possibilité d’éditer facilement les résultats individuels des élèves. Bien sûr …

Alors OUI, vous pouvez utiliser Tilékol comme livret de compétences, de la manière suivante:

  • En début d’année, vous remplissez la grille avec toutes les compétences que vous attendez en fin d’année.
  • Au cours de l’année, vous renseignez les résultats.

Et hop, vous avez votre livret.

Je le répète, l’utilisation première n’était pas celle-là, mais bien entendu, Tilékol est parfait comme outil pour créer des livrets de compétences !

… Et vous savez quoi ? On peut aller plus loin …

 

Utilisation 3 : Tilékol … livret de progrès

Cette idée de « livret de progrès » m’est venue suite à plusieurs discussions passionnées sur le thème de la « compétence acquise ».

En effet, certains fins pédagogues m’ont fait remarquer fort à propos qu’il était présomptueux et certainement erroné de considérer une compétence, quelle qu’elle soit, comme étant « acquise ». Vous savez, le célèbre point vert.

C’est un terme abrupt, fondé sur un postulat probablement faux, qui consiste à « découper un élève en tranches » et à déclarer au vu d’une évaluation qu’il est capable ou non, qu’il a compris ou non, qu’il a acquis ou non telle ou telle compétence.

Alors que la vérité est certainement bien différente, ceci pour plusieurs raisons :

  • On peut très bien réussir un jour et ne pas réussir un autre jour.
  • On peut très bien réussir un « exercice » portant sur une compétence et ne pas en réussir un autre, portant sur la même compétence.
  • Certains points d’observation sont BIEN TROP VAGUES pour être représentatifs de quoi que ce soit. Un exemple tiré des instructions officielles de 2008 ? « Ecouter et comprendre un texte lu par l’adulte« .

En n’y prenant pas garde, on peut se retrouver avec un livret scolaire magnifiquement rempli, mais qui est très loin de refléter la réalité. Et d’ailleurs, il est quasiment impossible de refléter la réalité avec une simple liste de cases cochées.

C’est d’ailleurs peut-être pour cela que mon utilisation de départ était très différente dans sa philosophie de celle du livret de compétences.

C’est également pour cela que dans la version 2 de Tilékol, il est possible d'employer n’importe quel terme à la place de « acquis ». Personnellement, je préfère « réussi« .

« Réussi », tel jour, pour telle observation uniquement.

Par contre, ce qui est utile, la piste que je voudrais explorer avec vous, c’est celle de la notion de progrès.

Changeons de perspective. Focalisons-nous sur le « film » du progrès réalisé au lieu de nous accrocher à une « photographie » prise à un instant donné.

Identifions une compétence que nous voulons travailler, explorer, suivre, visualiser.
Notons les observations des résultats des élèves, pour cette compétence, tout au long de l’année, dans plusieurs situations pédagogiques différentes.
Visualisons les résultats en les regroupant sous forme de liste chronologique.

Et là, nous aurons quelque chose d’intéressant.
Et là, nous saurons de manière un peu plus probable si la compétence est réellement cernée par l’enfant.

Tilékol permet cela.
Il suffit par exemple d’insérer une ligne au-dessous de celle de la précédente observation d’une compétence donnée. Pas besoin d’utiliser les filtres, le tri, qui ne sont d’ailleurs peut-être que des gadgets superflus.

 

Comment utiliser Tilékol en 2012-2013 ?

Ce chapitre va rester vierge pour l’instant, pour deux raisons:

Cet article est déjà long, très long. je ne voudrais pas qu’il devienne indigeste.
J’ai bien entendu mes idées, mais j’aimerais avoir les vôtres. Elles vont certainement mettre en évidence des points auxquels je n’avais pas pensé.

Donc, je vous propose ceci : allez-y, donnez votre avis, et dans un deuxième temps, je répondrai à cette question par un nouvel article qui s’appellera précisément ainsi: « Comment utiliser Tilékol en 2012-2013 »



   

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