En finir avec la procrastination

« La procrastination (du latin pro et crastinus qui signifie « demain ») est une tendance à remettre systématiquement au lendemain des actions (qu’elles soient limitées à un domaine précis de la vie quotidienne ou non). Le « retardataire chronique », appelé procrastinateur, n’arrive pas à se « mettre au travail », surtout lorsque cela ne lui procure pas de satisfaction immédiate. »

Wikipedia
http://fr.wikipedia.org/wiki/Procrastination

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« Cet article, je l’attendais… Sitôt reçue l’info de sa parution, sitôt lu. Et comme pour les précédents, je n’ai pas été déçue.
Simple, concis, et facile à mettre en application. »

Séverine

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Aujourd'hui peut-être, ou alors demain...


Aujourd’hui peut-être, ou alors demain…

Il est quinze heures. Vous voilà face à votre ordinateur dans l’espace qui vous sert de bureau, chez vous.

Vous avez un chose à faire qui va vous prendre une vingtaine de minutes : remplir un petit dossier dans lequel on vous demande quelques renseignements administratifs.

Rien de bien compliqué, vous pouvez facilement retrouver tout ça, vous avez tous les documents rangés quelque part. Le seul hic, c’est que vous devez poster ce document aujourd’hui.

Il y a bien trois semaines que vous l’avez reçu, mais vous n’aviez pas le temps de vous en occuper avant. Ou plutôt, pour être honnête, vous n’aviez pas envie.

Il est quinze heures 30. Vous sursautez: vous aviez machinalement ouvert votre navigateur web et voilà que depuis une demi-heure, vous parcourez des sites de recettes de tartes tatin. Bon, allez, hop, vous fermez le navigateur et vous vous y mettez.

Tiens, vous allez vous faire un café, ça va vous aider.

Il est seize heures. Le coup de fil à votre meilleure amie a un peu duré. Vous avez parlé de quoi, au fait ? Vous ne savez plus. Bon, ce dossier, où est-il, il faut s’y mettre.

Il est seize heures trente. Vous avez un balai à la main, suite à la décision improvisée de faire un ménage-express dans la pièce, qui était vraiment pleine de laisser-aller.

Il est dix-sep heures. Votre balai à la main, assise dans le canapé, vous êtes captivée par une émission parlant de l’élevage des mouches drosophiles en Nouvelle-Zélande.

Il est dix-sept heures trente. Vous revoilà devant votre ordinateur. Vous épluchez soigneusement tous les mails que vous avez reçus dans la semaine et vous avez entrepris de répondre à quelques-uns.

Il est dix-huit heures. Vous venez de vous rappeler que vous avez invité des amis ce soir et que rien n’est prêt.

Le dossier, le dossier, il faut le poster ce soir.

Il est une heure du matin. Vos amis sont partis. Vous êtes devant votre ordinateur. Vous avez sommeil. Vous vous dites: « tant pis, je me lèverai plus tôt demain matin, je ferai ça vite fait et je le posterai à la première heure.

Vous n’avez rien fait de votre après-midi. Vous êtes stressée.
Le dossier, vous finirez par le remplir demain, en CINQ minutes.
C’était bien la peine de se mettre dans des états pareils…

Cette petite histoire vous rappelle quelque chose ?

Elle parle d’un petit « défaut » très répandu, et qui s’appelle « procrastination ».

La procrastination est le problème qui consiste à remettre à plus tard.

Et ce problème, on va le régler MAINTENANT.


Avant toute chose : un outil indispensable


Le but de cette petite formation n’est pas de vous assomer de dizaines de pages expliquant tout, en long en large et en travers, sur les causes, les conséquences et les remèdes de la procrastination.

Le but, c’est de vous aider à en guérir !

Dans les paragraphes qui suivent, je vais développer quelque peu certains concepts à connaître, mais je voudrais ici vous donner une astuce qui fonctionne au-delà de ce que vous pouvez imaginer.

Je vous demande juste de me croire, et de tester.

Je suis un mordu d’informatique, mon Mac est rempli à craquer de tous les logiciels possibles et imaginables, alors vous pensez bien que j’ai testé tous ceux censés apporter une solution à ce problème précis.

Aucun n’a fonctionné. Ne me demandez pas pourquoi, je ne le sais pas. (je ne vais pas entrer dans les détails).

Et puis un jour, j’ai testé un « truc ». Pour voir. Et soudain, GROS déblocage !

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Je vous présente mon ami le minuteur qui partage mon quotidien depuis des années et qui est toujours là lorsque j’ai besoin de lui…

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Le truc consiste à vous procurer cet appareil. Un simple minuteur mécanique de cuisine (j’insiste sur « mécanique ».) Ca coûte moins de cinq euros, ça fonctionne sans piles et c’est increvable.

Voilà l’astuce:

  • Imaginons que vous décidiez de ranger le bureau de votre ordinateur, vous savez, cet écran rempli dans tous les bords d’icônes en tous genres. Si vous avez lu la partie « chasse aux paperasses » de la présente formation, vous avez pu comprendre concrètement comment et où les ranger. Mais voilà, il y a devant vos yeux un amoncellement de plusieurs années de non-rangement. Vous avez bien essayé une fois ou deux de vous y coller, mais au bout de 30 secondes, vous étiez en tran de surfer sur le web. je me trompe ?
  • Bien. Fermez votre logiciel de messagerie, votre navigateur , en en prime DEBRANCHEZ votre « box », vous serez plus tranquille. C’est fait ?
  • Prenez le minuteur, et réglez-le sur 10 minutes, pas plus. Vous allez travailler 10 minutes, et ensuite vous arrêterez pour aujourd’hui.
  • Vous voilà au boulot. Le minuteur fait tic-tac, il veille sur vous, bienveillant.

Au bout de deux minutes, vous l’aurez oublié. Prière de ne pas vous déranger, vous êtes au boulot ! Vous voilà classant, créant des dossiers, des sous-dossiers, déplaçant des icônes, en jetant un certain nombre à la corbeille, quand soudain, DRIIIIING ! Le minuteur est arrivé au bout de ses 10 minutes.

Vous avez sursauté, fait un bond de dix centimètres au-dessus de votre chaise. mais vous souriez : vous avez accompli un boulot incroyable en dix minutes !

Et vous savez quoi ? Je vous parie que vous allez prendre le minuteur, le régler sur 1/2 heure, et vous remettre immédiatement au boulot.

Si vous décidez malgré tout de vous arrêter au bout de 10 minutes, vous aurez une grande satisfaction. Vous aurez ouvert la porte de verre qui était fermée à clé.

Ce minuteur va devenir votre ami.

Je l’appelle le « starter », ou « la bougie de préchauffage ». Il permet à coup sûr de démarrer. Et une fois qu’on a démarré, en général, ça roule…

Alors ne procrastinez pas : séance tenante, allez chez votre droguiste ou au rayon « accessoires de cuisine » d’une grande surface, et achetez immédiatement un petit minuteur, si vous n’en avez pas déjà un. Je vous le redis : pas le modèle électronique, le modèle mécanique. Le « tic-tac » est très important, et l’appareil se règle instantanément…

…Vous m’en direz des nouvelles !


Une histoire de désert et de carrefour


La procastination, c’est souvent une histoire de désert et de carrefour. Vous allez comprendre.

« Une histoire de désert »

Imaginez-vous au milieu d’un désert. Du sable à perte de vue.

Vous avez une bon véhicule, des réserves d’eau, une boussole, un chapeau, la voiture est climatisée et son réservoir de carburan est plein.

« Bon, on va où, maintenant ? »

Vous n’en avez aucune idée. Vous avez un choix infini, vous pouvez aller où bon vous semble, mais il n’y a aucun panneau indicateur. Vous commencez à rouler, puis vous décidez de changer de direction, puis vous tournez en rond, puis vous vous arrêtez.

Et vous ne bougez plus. Et vous procrastinez.

« Une histoire de carrefour »

C’est une variante de l’histoire du désert.

Vous voici, toujours au volant de votre voiture, à un carrefour. Les routes sont parfaitement indiquées, ainsi que les destinations : « Paris, Venise, Rome, Madrid, Londres, Munich, Prague, Vienne ».

Chouette, on part en voyage. Toutes ces villes me font envie.

« Bon, on va où, maintenant ? »

Vous n’en avez aucune idée. Tout vous tente, mais vous savez que vous allez avoir plusieurs centaines de kilomètres à effectuer, ce sera un long voyage.

Il y a un petit restaurant près du carrefour. Il n’est pas vraiment l’heure de manger, vous devriez prendre la route pour arriver avant la nuit. Mais bon, vous allez vous garer sur son parking.

Vous allez manger quelque chose. Et vous procrastinez.

Vous comprenez les deux analogies ?

Elles conduisent à ce qu’on pourraît appeler la « procrastination technique ».
Beaucoup de choses à faire, et pas de plan, pas de carte, pas de destination.

Pas de planning.

Vous vous souvenez de la partie « gestion du temps » de cette formation ?

Je vous suggerais de passer par trois étapes pour énormément gagner en efficacité:

 

  • La collecte : une ou plusieurs listes de toutes les choses que vous avez à faire, de tous les rendez-vous, etc… Bien entendu, cette étape ne suffit pas, vous avez devant vous l’équivalent du carrefour avec plein de destinations et vous n’avancez pas. Cette étape ne suffit pas, mais elle est indispensable.
  • La visualisation : vous dessinez, concrètement, une carte mentale : plusieurs branches, chacune représentant un thème précis : école, maison, loisirs, rendez-vous, etc… Vous pouvez utiliser un petit logiciel tout simple ou bien un bout de papier et un crayon (ou mieux : des feutres de différentes couleurs).
    Et devant vos yeux, vous voyez apparaître votre « carte routière », qui vous donnera les éléments indispensables pour passer à la troisième étape, capitale.
  • La planification : vous mettez de l’ordre dans tout ce que vous avez à faire, vous définissez des priorités, des envies. Et tranquillement, vous planifiez vos actions, en évitant au maximum de surcharger votre planning. Une chose importante par jour, dans la plupart des cas c’est suffisant.

Vous voici maintenant à votre carrefour. Vous avez un bon GPS, vous savez où vous allez, vous avez fixé un timing (avec le petit minuteur mécanique).

Et vous voilà parti. Vous ne procrastinez plus.

Notez bien que vous pouvez appliquer cette technique de manière « express » sans avoir à planifier plusieurs jours en avance vos actions. Vous êtes devant votre ordinateur, vous prenez un bout de papier et vous écrivez:

-Je réponds à mes mails. 1/4 d’heure.
-Je prépare une programmation en écriture. 1 heure.
-Je pars faire un jogging.

Vous avez votre petit plan d’action, vous vous êtes fixé une durée pour chaque tâche, vous avez votre copain le minuteur à côté de vous.

« la procrastination ? Quelle procrastination ? »


Les causes de la procrastination


Vous avez procrastiné très jeune (en vous attaquant au devoir que vous devez rendre à votre professeur dans le bus qui mène au lycée, 20 minutes avant d’entrer en classe), vous avez continué de procrastiner plus tard, et voilà que vous procrastinez de manière habituelle.

Problème.

Solution.

Tout d’abord: ne culpabilisez pas !

Procrastiner est NORMAL. Que celui qui ne l’a jamais fait me jette la première pierre.

Procrastiner de temps en temps sans complexes n’est pas gênant. Ce qui l’est, c’est procrastiner de manière habituelle. Là, ça peut faire des dégâts. Stress, burnout et toute la clique. Sans oublier le travail qui n’est pas fait. Sans oublier toutes les petites choses agréables qui ne sont pas faites, puisqu’étant censées être faites après les choses importantes, qui ne sont pas faites. Hum, cercle vicieux.

Bon. Attaquons-nous aux CAUSES de la procrastination. Elles sont peu nombreuses:

  • Cause numéro 1 : vous n’accomplissez pas les tâches que vous n’aimez pas faire. C’est humain.
  • Cause numéro 2 : vous n’accomplissez pas les tâches pour lesquelles vous ne vous sentez pas vraiment compétent. Vous avez peur. C’est ballot.
  • Cause numéro 3 : vous êtes perfectionniste et vous ne supportez pas l’idée de faire quelque chose de manière imparfaite. Vous avez peur. C’est tout ou rien. Donc c’est rien.
  • Cause numéro 4 : vous vivez dans un monde qui vous envoie bien trop d’informations. Vous ne savez plus déterminer vos priorités. Vous vous noyez. Vous avez peur. Et vous ne faites rien. Variante : vous avez beaucoup de choses à faire, du coup vous ne faites rien.

Entre nous, ce blocage pourrait prêter à sourire. Sauf qu’il a des conséquences qui peuvent être désastreuses. Des étudiants échouent lamentablement dans leurs études. Des chefs d’entreprises coulent leur boîte. Des enfants perdent le contact avec la réalité. Des parents perdent le contact avec leurs enfants.

Le stress généré provoque maladies, boulimie, dépressions.

Bon, allez, arrêtons-là cette liste néfaste .

La procrastination est un élément psychologique normal, qui devient un trouble psychologique lorsqu’il prend des proportions gênantes.

Et c’est une bonne nouvelle !

Parce qu’en matière de psychologie, il suffit souvent de pas grand-chose, un minuscule détail, une vision différente, pour que tout se débloque, pour que les portes s’ouvrent, pour que le problème soit réglé.

Avez-vous remarqué la phrase qui revient dans chacune des descriptions des causes de la procrastination ?

« Vous avez peur »

C’est une peur floue, diffuse, de quelque chose que vous ne voyez pas, et vous ne vous rendez pas compte que vous avez peur.

Otez le voile qui recouvre cette peur. Regardez-la en face, dans ses détails. Et éclatez de rire : il n’y a vraiment pas de quoi avoir peur !

Apprivoisez cette procrastination. Laissez-la s’exprimer de temps en temps, et gardez le contrôle. Soyez vigilant vis-à-vis de vous même. Soyez attentif. Soyez méfiant vis-à-vis de votre subconscient qui agit en douce sans se faire remarquer.

Sachez reconnaître les moments où vous êtes en pleine procrastination. Et immédiatement, prenez une feuille de papier, une vieille enveloppe qui traîne, ce que vous avez sous la main, calmez-vous, fermez les yeux, réfléchissez tranquillement, et notez les deux ou trois choses que vous allez faire MAINTENANT.

Puis prenez votre minuteur, mettez-le sur 10 minutes, et démarrez. Vous ALLEZ démarrer, vous allez vous lancer, et au bout de dix minutes, vous n’aurez plus aucun problème.


La procrastination informatique


Rêvasser en surfant de page en page sur le web, se précipiter sur son logiciel de mails dès que la petite cloche annonçant l’arrivée d’un nouveau message retentit… Autant de distractions incessantes qui empêchent de se concentrer et d’accomplir une tâche.

Et encore, je ne parle pas des jeux vidéos qui rendent certaines personnes – de plus en plus nombreuses – dans un état proche de la zombification.

La coupable, il semblerait que ce soit une hormone appelée « dopamine ».

C’est un neurotransmetteur, c’est-à-dire qu’elle favorise la communication entre les cellules.

C’est aussi « l’hormone du plaisir », que le cerveau libère lorsqu’il considère qu’il est en train de vivre une expérience agréable qui mérite une récompense.

Elle agit sur le plaisir immédiat.

(Petite parenthèse : je ne suis pas neurobiologiste. Ce que je vais vous expliquer ci-dessous n’est probablement qu’une caricature de ce qui se passe réellement dans notre corps, mais ce n’est pas grave, l’essentiel étant de comprendre le principe du micro-plaisir provoqué par la micro-récompense)

Si on voulait simplifier à l’extrême son fonctionnement, on pourrait la décrire ainsi :

  • Le petit tintement annonçant l’arrivée d’un mail retentit.
  • Le cerveau libère une dose de dopamine.
  • Vous vous précipitez sur votre boîte mail pour aller chercher votre récompense.
  • Vous oubliez immédiatement ce que vous étiez allé chercher (la récompense)
  • Vous retournez sur Internet.
  • Votre cerveau libère une dose de dopamine.
  • Vous cliquez frénétiquement sur un lien.
  • Vous oubliez immédiatement ce que vous étiez allé chercher (la récompense)
  • Et ainsi de suite… Votre activité est hâchée par ces libérations de dopamine.

On ne peut pas parler de plaisir immédiat sans parler d’émotions.

Ce sont les émotions qui nous gouvernent, et bien souvent, ces émotions sont amplifiées par un simple jeu d’hormones.

On ne va quand même pas de faire commander par une simple hormone !

Hum, bien souvent, oui.

Mais il y a un moyen de se battre contre elle. Ce moyen consiste à l’utiliser à notre avantage.

La première étape consiste à prendre conscience du phénomène. C’est fait.

La deuxième étape consiste à définir ce qui va être la récompense que nous nous fixons.

La troisième étape consiste à courir après cette récompense !

Concrètement:

Vous avez du travail à faire, des courriers à rédiger, vous vous installez devant votre ordinateur.
Au bout d’un quart d’heure, vous vous rendez compte que vous n’êtes pas du tout au travail, mais que vous êtes en train de vous faire hypnotiser par internet.

Hop, on se reprend, on se frotte les yeux. On reprend contrôle. On est « aware », comme dirait Jean-Claude Van Damme.

Vous réfléchissez trente secondes. « Est-ce que j’ai besoin d’Internet pour faire ces courriers ? » La réponse est non.
Vous vous levez, vous DEBRANCHEZ votre « box » ou votre modem.
Vous prenez votre minuteur, vous le réglez sur 1/4 d’heure.
Vous décidez que dans 1/4 d’heure, vous vous ferez un bon café.

Voilà, vous vous êtes défini trois récompenses parfaitement identifiées :

  • Première récompense : si vous réussissez, vous aurez le plaisir d’avoir battu la dopamine à son propre jeu.
  • Deuxième récompense : si vous réussissez, votre courrier sera rédigé.
  • Troisième récompense : vous aurez un bon café bien chaud et parfumé.

Le minuteur est en marche, vous êtes en pleine concentration, vous ne serez pas dérangé par les distractions en ligne, vous allez les faire, ces courriers.

Et vous ne procrastinerez pas.


Créez un environnement propice


Nous avons vu que nous sommes le jouet de nos émotions.

Nous sommes donc le jouet de notre stress.

Nous stressons souvent sans même nous en rendre compte.

Un facteur qui provoque et aggrave le stress s’appelle « encombrement ».

Une pièce encombrée provoque du stress qui encombre notre cerveau.

Un bureau encombré provoque du stress qui encombre notre cerveau.

Résultat : procrastination. C’est imparable.

Il n’existe qu’une seule manière pour se battre contre l’encombrement, et cette manière s’appelle le rangement.

Ou plus exactement : le désencombrement.

Il y a quelques règles à respecter :

1/ Ne déplacez pas le désordre, éliminez le désordre.

2/ Pour éliminer le désordre, éliminez physiquement ce qui provoque le désordre. JETEZ !

3/ Débrouillez-vous pour que le bas de vos murs soit dégagé. Pas de cartons entassés. Des étagères, avec un espace libre en bas.

4/ Vous avez un bureau complètement recouvert par des strates de documents ? Reportez-vous à la partie « gestion de la paperasse » de cette formation et vous saurez comment vous débarrasser de ces maudites accumulations.

-Supprimez
-Archivez
-Classez
-Rangez

Démarrez à l’aide de votre copain le minuteur magique.

Une fois que votre environnement sera dégagé, clair, net, votre stress se sera envolé.

Et vous ne procrastinerez plus…


Conclusion


Il est inutile d’aller chercher bien loin les causes profondes de la procrastination.

Il est inutile de disséquer toutes les raisons qui nous font procrastiner, de les classer en catégories, en sub-divisions et d’aller remonter à notre enfance pour aller chercher le causes du mal.

Il y a juste deux choses à comprendre:

  • La procrastination est quelque chose de tout-à-fait NORMAL. Il ne faut pas culpabiliser à chaque fois qu’on procrastine, et il faut même généreusement s’accorder royalement le droit de procrastiner à sa guide, de temps en temps.
  • La procrastination est comme une énorme porte de verre fermée à double tour. Il ne faut pas essayer de s’attaquer à la porte, il suffit juste de trouver la clé.

La clé ? Elle se trouve dans notre tête.

Elle s’appelle « prise de conscience ».

Pour lui permettre de bien tourner dans la serrure, il faut ajouter un peu de dégrippant.

Le dégrippant s’appelle « démarrage ». Si vous arrivez à démarrer, le reste ira tout seul.

Le meilleur outil de démarrage que je connaisse s’appelle le minuteur de cuisine mécanique. Difficile de faire plus simple.

-Organisez la gestion de vos tâches : collecte, visualisation, planification.

-Soyez vigilant vis-à-vis de vous-même.

-N’ayez plus peur de l’inconnu.

-Mettez un frein à votre perfectionnisme. Faites des choses imparfaites et PRENEZ-Y DU PLAISIR.

-Comprenez le mécanisme de la dopamine, du micro-plaisir et de la micro-récompense, changez les règles du jeu, fixez vous même ce qui sera votre plaisir et votre récompense.

-Créez-vous un environnement « zen ».

-Gardez constamment votre minuteur de cuisine avec vous, à portée de main.

Et vivez…

…Un beau jour, vous constaterez avec étonnement que vous ne procrastinez plus. Fini. Terminé.

Ce jour-là, envoyez-moi un petit mail !