Voilà la situation : vous avez une tâche très importante à accomplir, clairement identifiée, mais vous n’arrivez pas à démarrer, vous perdez du temps, vous procrastinez, pour une bonne raison : ce que vous avez à faire n’est pas simple, et demande de mobiliser beaucoup d’énergie. Le temps passe, les jours passent, et vous ne démarrez toujours pas. Vous connaissez cette situation ?

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Je vais vous donner la recette pour régler ce problème : c’est la méthode du moteur diesel.

Il y a quelques jours, en commentaire de l’article sur les trois cahiers, une fidèle lectrice de Tilékol, Léa, expliquait qu’elle avait du mal à faire un tri dans les informations qu’elle avait à traiter. C’est normal : pour trier, il faut des critères de tri. Et le fait d’identifier ces critères favorise le travail.

Parlons des tâches que nous avons tous à faire. Nous connaissons tous à peu près la notion d’urgence (exemple : la déclaration des revenus doit être renvoyée à une date fixe, connue à l’avance, et lorsque la veille de la date fatidique elle n’est pas remplie, il va falloir s’y mettre !)

Nous pouvons aussi assez facilement distinguer les tâches selon qu’il s’agit de les réaliser dans le cadre du travail, ou bien familial, par exemple.

Blocage

Mais, et ce n’est pas une coïncidence, bien souvent, une méchante tâche importante, cruciale même, vient se mettre en travers de notre chemin et bloque tout : impossible d’avancer, cet espèce de gros camion virtuel ne veut pas démarrer. Et derrière, ça s’impatiente.

Il faut que nous nous y mettions (pas vrai ?), mais nous n’y arrivons pas. La procrastination s’installe, nous nous tordons les bras, allons nous faire un café, éprouvons une envie subite de voir ce qu’il y a aux informations ou de téléphoner à notre belle-soeur. C’est qu’une partie de nous ne VEUT PAS se mettre au boulot, et pour une bonne raison : nous savons (ou plutôt nous nous imaginons) que ça va être compliqué, que nous allons devoir réfléchir, nous fatiguer, et voilà le méchant blocage qui s’installe.

On nous a pourtant bien expliqué qu’il fallait d’abord s’occuper des urgences ! Mais voilà, quand ça veut pas, ça veut pas.

Inutile d’appeler la dépanneuse, je vais vous expliquer comment faire démarrer le moteur de ce gros camion.

Préchauffage

C’est un diesel. Les moteurs diesel ne démarrent pas à froid, ils sont équipées de bougies de préchauffage.

Définition de Wikipedia :  » Les bougies de préchauffage sont souvent utilisées pour permettre le démarrage du moteur à froid en augmentant la température de la chambre de combustion. »

Augmenter la température. Dépenser un tout petit peu d’énergie, qui va tranquillement mettre en marche toute la mécanique, qui va à son tour monter en régime et transbahuter sans souci les 40 tonnes du poids-lourd.

Nous allons préchauffer la mécanique, en choisissant une tâche qui n’est pas importante, qui n’est pas urgente, mais qu’il faut faire quand même, et qui ne demande que peu d’énergie. Classer quelques papier, régler quelques factures, mettre un peu d’ordre sur le bureau de l’ordinateur, par exemple.

Action, déblocage

Ce faisant, nous nous mettons en action, ce qui est le plus important. Nous agissons, et de manière utile. Au bout de quelques minutes, notre esprit se réveille, et nous pouvons passer à une tâche demandant un peu plus d’énergie, et puis allez, puisque nous y sommes, nous décidons de nous occuper de ce gros truc bien embêtant – et nous nous rendons compte qu’il se dégonfle comme une baudruche et que finalement, ce n’était pas si compliqué et que ce n’était vraiment pas la peine de nous mettre dans tous ces états…

Il y a deux leçons à tirer de cette histoire de gros camion :

1

Identifions les tâches à « basse énergie », elles sont très utiles pour « préchauffer nos bougies » et nous donner l’élan nécessaire à la réalisation des projets plus ambitieux.

2

Et aussi, plus étonnant : ne mettons pas systématiquement en premier sur notre liste la chose la plus urgente et la plus importante. Je sais, je sais, cela semble aller à l’encontre de la méthode du crapaud, que je vous avais dévoilée ici. Mais ce n’est qu’une impression : les tâches à basse énergie demandent en général peu de temps (pas toujours), ne sont pas fatigantes, et sont très utiles pour débloquer les situations difficiles que l’on rencontre de temps à autre. C’est l’échauffement avant la course.

Gardez cette méthode dans un coin de votre tête et essayez-la à la prochaine occasion, vous m’en direz des nouvelles.

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