Ici, à l’île de la Réunion, dans l’hémisphère Sud, c’est l’été, le plein été, les grosses chaleurs, donc le temps des vacances. Qui se terminent demain. Voici donc un petit article de reprise…

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2016

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L’occasion, bien entendu, de vous souhaiter une excellente année 2016.

Coupure numérique

Je me suis autorisé un petit mois de coupure numérique quasi-totale. Je n’ai pas ouvert d’ordinateur, je ne me suis connecté à aucun réseau social, je n’ai pas surfé sur le web… je n’ai rien écrit sur Tilékol, je n’ai même pas envoyé de newsletter (certains d’entre vous me l’ont pourtant réclamée, étonnés et même un peu inquiets de mon silence).
Je me suis contenté du strict minimum : relever rapidement les mails avec mon smartphone, transférer des photos de vacances sur mon iPad et passer quelques commandes en ligne.

Et vous savez quoi ? C’était bien !

Je n’ai ressenti à aucun moment de sensation de manque, et je me suis amusé à privilégier des sensations et des outils bien réels. Quant aux relations humaines, 100 000 « amis » de Facebook ne remplaceront jamais une toute petite tablée chaleureuse de vrais amis bien réels.

Phénix

Dans une atmosphère assez anxiogène, il faut bien le dire, je n’ai pas besoin de vous faire un dessin, il suffit d’ouvrir un journal, je suis allé me promener dans les ruelles et les canaux de Venise.
Et là, j’ai quand même reçu une leçon d’optimisme.
Voilà une ville construite sur du sable il y a 1500 ans et d’une drôle de manière : les vénitiens enfonçaient dans la vase des pieux en troncs de chênes, qui constituaient les fondations de bâtiments de pierre de plusieurs étages.
Ces bâtiments sont toujours là, on peut même voguer tranquillement devant la demeure de Marco Polo, bien que ce cher grand voyageur soit mort en 1324…
Ce qui est frappant, à Venise, c’est de constater la force de la ténacité humaine.

Par exemple, le Campanile, grande tour de briques surplombant la place Saint-Marc, a été édifié au IX° siècle, ce qui fait quand même un bail.

En 1489, incendie. Dés dégâts. Pas de problème, on répare.
En 1511, tremblement de terre. Des dégâts. Pas de problème, on répare.
En 1745, nouvel incendie, nouveaux dégâts. Pas de problèmes, on répare.
En 1902, le Campanile s’écroule, carrément. Pas de problème… on le reconstruit !

Autre exemple : le théâtre de la Fenice, petit bijou d’opéra. Construit en 1773 sur les ruines d’un théâtre qui se trouvait là et qui avait brûlé.

En 1836, incendie, destruction. Pas de problème, on le reconstruit.
En 1996, incendie, destruction. Pas de problème, on le reconstruit !

Venise, l’éternelle Venise, est cernée par les eaux qui montent, par le réchauffement climatique qui veut l’engloutir. Mais Venise est toujours là, belle, irréelle, unique, joyau de l’humanité. Elle est toujours là, parce qu’elle n’est pas laissée à l’abandon mais que ses habitants ont la volonté de la maintenir vivante.

A l’heure où on nous informe sans cesse de catastrophes, de menaces, de dangers, de fin de civilisation, Venise nous donne paisiblement une leçon d’optimisme et de résilience. Il n’y a pas de fatalité, à condition d’agir.

Reprise

Ah, la reprise… Pas facile. Ici à la Réunion, pour les écoles, la reprise est assez étrange : un peu plus de cinq semaines de coupure, en plein milieu d’année.

Reprendre une activité « normale », c’est un peu l’équivalent pour un sportif de reprendre la compétition après plusieurs semaines d’arrêt total d’entraînement : il faut réhabituer les muscles à l’effort, sans se blesser.

Notre cerveau fonctionne un peu comme un muscle : il a besoin d’entraînement. C’est lui qui conditionne notre volonté, notre capacité à l’effort cérébral, à l’action.

Je me suis donc mis en place un petit programme de reprise depuis quelques jours : il consiste chaque soir à programmer une action pour le lendemain, quelque chose d’assez difficile mais pas trop, et progressivement, de rajouter des actions quotidiennes et de la difficulté. Ca fonctionne, la preuve, j’ai réussi à écrire cet article et à préparer la rentrée pour ma classe 🙂

Il en est de même pour les élèves. Mine de rien, ce sont de grands sportifs : les apprentissages, les entrainements, les exercices, les progrès, cinq jours par semaine, cela demande une bonne condition physique et mentale et cela représente des efforts quotidiens.

Ne l’oublions pas, nous qui sommes dans la spirale des programmes, des objectifs, des compétences, des domaines, des attendus : nous sommes des entraîneurs, et un bon entraîneur sait doser les efforts qu’il demande à son équipe.
Il sait aussi que seuls les groupes soudés, motivés et enthousiastes gagnent les compétitions !

2016

Bien entendu, impossible de terminer cet article sans vous souhaiter mes meilleurs voeux (juste à temps, ouf, le mois de janvier n’est pas encore fini !).
Je vous laisse le soin de remplir votre petit sac à voeux : mettez-y ce qui vous fera le plus plaisir, comparez avec 2015, et n’oubliez pas le moral d’acier et la santé de fer.

Et sur Tilékol ? Vous avez remarqué que depuis la rentrée le rythme des parutions s’est ralenti. C’est dû au fait que désormais je travaille le mercredi matin, et que le mercredi, c’était, auparavant, le jour que je consacrais à Tilékol.
Bien entendu, j’ai toujours l’envie, mais la réalité a ses raisons incontournables.
Néanmoins, rassurez-vous, je suis toujours là et je continuerai à m’y exprimer, le plus souvent possible !

Bye-bye

Je termine en disant un amical « bye-bye » à un blog quebecquois qui a récemment fermé ses portes. Il parlait d’éducation et de nouvelles technologies, et j’aimais bien recevoir sa newsletter. Il s’appelait Edulogia. Merci Sébastien pour tes trois ans de partages !

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