Le Bullet Journal est un moyen de s’organiser totalement « analogique ». Il ne met en oeuvre aucun moyen numérique, juste un cahier et un stylo. (Si vous ne connaissez pas, lisez l’article). C’est à la fois un moyen de se libérer de la technologie, une occasion d’apprécier l’écriture sur du vrai papier et une méthode réellement efficace pour piloter votre vie trépidante.

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Cependant, la difficulté que tous les débutants rencontrent concerne la manière de gérer les événements futurs. Je vous présente aujourd’hui deux méthodes qui règlent ce problème avec une facilité déconcertante.

Petit retour sur le concept de Bullet Journal

En quelques mots : il s’agit d’un « journal », c’est-à-dire d’un outil dont on va se servir au quotidien et qui va gérer plusieurs choses :

  • Les projets (constitués d’un ensemble de tâches à réaliser, d’informations à collecter, de gens à contacter, etc… Pensez par exemple à la préparation d’un voyage).
  • L’organisation au jour le jour, les tâches à effectuer, les rendez-vous à ne pas manquer, etc…
  • Le Bullet journal permettra également de garder une trace de vos lectures, des recettes de cuisines glanées çà et là, des films que vous avez aimés, etc…
  • Plus généralement, c’est un outil que chacun va pouvoir adapter à sa propre sauce et dont les usages iront du plus simple au plus complexe.

Le Bullet journal est en quelque sorte un compagnon de vie. Et le fait qu’il soit complètement « déconnecté » apporte un plaisir d’utilisation indéniable à certaines personnes. D’autres, au contraire, ne jureront que par leur smartphone, le Cloud et les apps. Chacun son truc. En ce qui me concerne, j’aime les deux. Et j’aime mon Bullet journal.

Pour plus d’informations, consultez les deux articles où je vous l’ai présenté en détail : ici et là.

L’écueil de la programmation des événements

Un Bullet Journal s’organise au mois et à la journée. Une page permet de visualiser le mois en cours, et les pages suivantes traitent les jours l’un à la suite de l’autre. (Pour ma part, j’intercale également des pages qui me permettent d’organiser ma semaine à venir).

Et le premier souci, qui apparaît tout de suite, est le suivant : comment vais-je noter – et me rappeler – le rendez-vous chez l’ophtalomo dans trois mois ? L’anniversaire de Tonton Marcel dans six semaines ? L’invitation de Nono à son retour de congés, le mois prochain ?

Certains ne sont absolument pas gênés par ça. En ce qui me concerne, je sors mon smartphone, je note le rendez-vous dans mon agenda en ligne, je fixe un rappel et le tour est joué. Le papier n’exclut pas le numérique.

Mais d’autres ne voient pas la chose de cette manière : on leur a dit « vous ferez tout avec votre Bullet Journal », ils ne veulent pas de roue de secours électronique. Certains inventent leur propre système, d’autres lâchent prise, carrément. Ce qui est quand même dommage…

Deux solutions

D’autres encore, cherchent, inventent, imaginent, TROUVENT et partagent le résultat en ligne. Et les partages sont partagés à leur tour. C’est beau Internet.

Je vais vous présenter aujourd’hui deux solutions simples et astucieuses.

La première a été imaginée par Eddy Hope, alias The Nib Guy, dont vous pouvez visiter le blog ici.

La deuxième nous vient de Alastair Johnston. Son blog ? Il est ici.

Notez que j’ai découvert ces deux techniques dans le blog de l’auteur du  Bullet Journal, Ryder.

Mais bon, comme tout ceci est en anglais, j’ai trouvé que ce serait intéressant de vous présenter tout ceci en français.

Le Calendex d’Eddy

L’idée est toute simple : combiner calendrier et index. L’index étant un élément extrêmement important du Bullet Journal, puisqu’il répertorie les éléments importants en indiquant à chaque fois leur page.

Eddy a donc tout simplement créé un calendrier des mois futurs sur une double page, avec une ligne par jour. Non, vous n’allez pas noter le détail des événements ici, et vous pourrez entrer plus d’un élément par jour, vous allez voir comment.

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Au jour le jour, Eddy note au fur et à mesure qu’ils se présentent les événements futurs dont il doit se rappeler. Par exemple, si nous sommes le 23 mars et que vous avez un rendez-vous le 15 juin, vous le notez dans votre page en cours.

Un peu de patience, l’astuce arrive…

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L’astuce, la voici : étant donné que toutes les pages sont numérotées, il suffira de noter dans le Calendex, à la bonne date, le numéro de la page où vous avez noté le rendez-vous.

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Attention, si vous pensez qu’il n’est pas pratique du tout de se promener dans toutes les pages pour retrouver ce que vous devez faire demain, vous faites fausse route.

En réalité, au début de chaque mois, vous faites un tour dans votre Calendex, vous faites votre petite récolte d’événements et vous les notez au niveau du calendrier mensuel. C’est réellement très simple.

Bravo Eddy !

Et il y a une autre solution…

La méthode d’Alastair

Alastair Johnston a résolu le problème avec simplicité et élégance. C’est la méthode que j’utilise. Aussitôt essayée, aussitôt adoptée.

Il suffit de créer une page avec, sur la gauche, une série de colonnes représentant les mois futurs. De toutes petites colonnes. Juste une lettre pour désigner le mois.

Lorsque vient le moment de noter un événement futur, il suffit de faire un simple point dans la colonne du mois correspondant, et sur la même ligne, à droite, d’indiquer la date et le détail de l’événement.

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Ensuite, comme pour le Calendex, au début de chaque mois, vous collectez et vous faites migrer les événements du mois correspondant.

Le passage en revue

Dans les deux cas, c’est le concept de « passage en revue » qui est mis en oeuvre, et c’est vraiment la pierre angulaire du Bullet journal. On passe régulièrement les éléments importants en revue, on note les références dans l’index et on fait migrer d’un mois à l’autre les tâches qui n’ont pas été terminées.

Loin d’être une contrainte, ce passage en revue et cette « migration » permet de rester en contact avec notre propre existence, avec ses points forts et ses points faibles, et crée un processus mental qui apporte une certaine sérénité, disons-le. Parce que nous avons la sensation que « tout est sous contrôle ».

Voilà. J’espère que ces deux petites techniques vous aideront. Qu’en pensez-vous ? Les commentaires sont ouverts !


 

Merci à Eddy The Nib Guy pour m’avoir donné l’autorisation d’utiliser ses propres photos 🙂


 

Ah, j’allais oublier : Ryder, le créateur du Bullet Journal, a concrétisé « sa » version du concept, en partenariat avec « Leuchtturm 1917 », créateur de carnets concurrent de Moleskine.

Désormais, il est possible de se procurer le « vrai Bullet Journal« , avec la partie réservée à l’index, les pages numérotées, un petit rappel des différentes formes de « puces » (« bullets ») et même un petit mode d’emploi. En anglais. Rien de révolutionnaire, mais c’est un bel objet.

Je m’en suis procuré un, et j’ai eu le plaisir en quelque sorte de remercier par la même occasion Ryder pour sa création et son partage.
Cliquez ici pour le découvrir…

 

 

 

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