Un nouveau réseau social mobile a vu le jour hier. Un de plus. Une (r)évolution. Avec un postulat vraiment très intéressant : le smartphone cesse d’être un filtre entre nous et la réalité, mais un témoin. Il s’efface. Il disparaît. Et le vrai contact s’établit.

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Beme (c’est son nom) nous montre tels que nous sommes, sans artifice et sans mise en scène.

Visiteur, si tu es tombé sur cette page au hasard d’une recherche de Google, deux mots sur ce blog : Tilekol est visité principalement par les enseignants (de maternelle !) mais il peut intéresser les parents et également tous ceux qui ont pour objectif de progresser, de s’organiser, de maîtriser leur environnement.

Bienvenue !

La révolution numérique est provoquée par des nouvelles technologies et des appareils en tous genres, certes, mais elle va infiniment plus loin que de simples assemblages de microprocesseurs.

Nous constatons qu’Apple, par exemple, semble totalement obsédée par la quête de la finesse de ses ordinateurs et de ses smartphones. Certains s’en moquent, mais c’est parce qu’ils n’ont pas compris que progressivement, les appareils vont se miniaturiser, s’effacer, se faire oublier. La révolution sera bouclée lorsque le contenu et la création de contenu, et son partage, seront accessibles à tous, tout le temps, sans frein technique, de la manière la plus directe possible. L’écran sera fin et flexible comme une feuille de papier.

Les nouvelles technologies, la vidéo et les réseaux sociaux sont à Casey Neistat ce que l’aquarium est au poisson rouge : il baigne dedans, il les pratique, il les respire, il les vit. Il est donc parfaitement placé pour avoir une vision globale de ce qu’elles peuvent apporter, et des progrès qu’il reste à réaliser dans le domaine.

Filtre déformant

Pour lui, le principal problème est le filtre de l’écran et de ce que nous voulons montrer de nous-mêmes. Il a bien raison. Il n’y a jamais eu autant de « bouches-canard » que depuis l’apparition de Facebook et lorsque nous prenons un « selfie », nous nous arrangeons toujours pour, nous présenter sous notre meilleur jour, c’est-à-dire que nous ne sommes pas nous-mêmes.

De plus, lorsque nous voulons partager un moment avec nos amis via Internet, que faisons-nous ? Nous le photographions, ou nous le filmons, et nous trouvons un moyen de l’envoyer en ligne, ou bien nous utilisons des réseaux comme Vine ou Snapchat.

Mais lorsque nous filmons pour partager ce moment, nous nous coupons de la réalité. Le satané smartphone s’interpose. Et le partage est parfois compliqué.

Beme prétend combler le vide entre la vraie vie et son partage en ligne.

Beme prétend être proche de la réalité

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Pour garder une trace d’un moment avec Beme, vous posez votre smartphone contre votre poitrine.

Le capteur de proximité de l’appareil déclenche la caméra, capture quatre secondes en vidéo et l’envoie à vos contacts. Vous continuez à vivre pleinement le moment, vous n’avez pas regardé l’écran, vous avez supprimé le filtre.

Voilà comment on capture un moment avec Beme

Voilà comment on capture un moment avec Beme

 

Beme est le successeur logique de Vine et de Snapchat. Comme Vine, il capture de petits instants et comme Snapchat, il ne les stocke pas, ils s’effaceront automatiquement une fois lus, resteront éphémères.

Pour lire ce que vos amis vous ont envoyé, il suffit de toucher leur nom à l’écran, la vidéo se lance. Si vous l’aimez, vous touchez l’écran et une photo de vous-même en train de vivre le moment est prise et envoyée à la personne qui a partagé sa vidéo.

Je vous laisse réfléchir à cette manière de partager.

Amis enseignants, vous touchez peut-être là un moyen de plus pour que vos élèves s’expriment et diffusent les petits moments de leur journée vers le monde extérieur (ou à l’intérieur à l’école).

Beme a été rendu public hier vendredi 17 juillet 2015. C’est une app pour iPhone (la version Android sortira certainement dans un second temps, Snapchat avait par exemple mis un an après la sortie sous IOS pour se lancer sur Android). Pour l’instant, elle ne permet qu’une chose : créer son nom d’utilisateur. Le véritable lancement sera dans une semaine. D’ici là, vous avez le temps de vous inscrire et de rameuter votre famille et vos amis.

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Pourquoi le nom « Beme » ?

En anglais, « be me » signifie « sois moi ». Effectivement, en posant le smartphone contre notre poitrine (notre coeur !), nous filmons exactement ce que nous voyons et la personne qui visionne notre vidéo est « nous » pendant quelques secondes.

Mais « to beam » signifie aussi « diffuser » (une émission de radio par exemple ) ou « rayonner ».

Beme se prononce « bim »

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Pour débloquer l’app, vous aurez besoin d’un code, que Casey dévoilera dans une prochaine vidéo. Vous pourrez alors à votre tour l’envoyer à vos connaissances pour qu’ils débloquent la leur.

Le buzz social va se répandre…

La vidéo d’annonce

Voici la vidéo dans laquelle Casey annonce son « nouveau bébé ». Je vous ai traduit ses explications au-dessous.

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« Les réseaux sociaux sont supposés être une version numérique, virtuelle, de ce que nous sommes [ de « qui nous sommes » selon l’expression de Casey ]. Une version sculptée,  calibrée, calculée de qui nous sommes. Nous sélectionnons soigneusement les images que nous montrons, pour créer « une version de ce que nous sommes ». Cela ne ressemble pas à la réalité.
Avec mon équipe, depuis plus d’un an, nous construisons une nouvelle version de la notion de « social ». Une nouvelle manière de partager.
(…)

Une « version de moi » ou le vrai moi ?

Au lieu de voir le monde par nos yeux, nous le voyons à travers l’écran du smartphone.
Habituellement, nous nous filmons d’une certaine manière, en contrôlant ce que nous voyons?
Au lieu de partager le vrai « moi », je partage une « version de moi ».
Avec Beme, nous voulons faire quelque chose de différent. Nous voulons maintenir le contact visuel. Nous voulons continuer à regarder le coucher de soleil, nous voulons continuer à assister au concert de rock.

Voilà comment nous partageons avec Beme : nous posons le téléphone sur notre poitrine, il enregistre et il envoie la vidéo. C’est tout.
il n’y a pas de prévisualisation, pas de vérification. Et nous n’avons pas besoin de regarder le smartphone.
Pour prendre un selfie, il suffit de poser le téléphone contre un mur et de lui parler…
Pour réussir ceci, nous avons dû faire quelque chose d’intéressant : nous utilisons le capteur de proximité comme bouton d’enregistrement de la vidéo.
Pour utiliser l’app, vous touchez simplement le nom d’une personne que vous suivez pour voir ses vidéos.

Ephémère

Ce que vous voyez, vous le voyez pour la première et la dernière fois.
Et si vous aimez ce que vous voyez, il n’y a pas de bouton « J’aime » ni de « coeur » : vous touchez juste l’écran et vous prenez une photo de vous-même en temps réel.
Et lorsque vous avez publié une vidéo, vous voyez l’image de la tête des gens au moment même où ils regardent ce que vous avez partagé.
C’est une des interactions les plus libératrices que j’ai pu expérimenter depuis que j’ai cet appareil [et il croque une pomme pour ne pas citer Apple].
Nous voulons créer quelque chose de positif.
Pour l’instant, la version de Beme qui est disponible n’est pas opérationnelle, elle permet uniquement de réserver un nom d’utilisateur.(…)
Beme est plus intéressant avec nos vrais amis. Donc, partageons l’information avec nos vrais amis. »
Il y a un code pour débloquer l’appli. Ce code sera révélé la semaine prochaine.

« Beme. Share video. Honestly. »

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