Et c’est parti pour une nouvelle expérience, qui va consister à utiliser une tablette Android dans ma classe de grande section. Pour voir ce qu’elle « a dans le ventre », mais aussi pour comparer en utilisation réelle ses avantages et inconvénients par rapport à l’iPad.

Mon iPad a une nouvelle copine…Et cette copine est une tablette Android.

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iPad et tablette Samsung : "Nos différences sont nos richesses"

iPad et tablette Samsung : « Nos différences sont nos richesses »

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On va la mettre dans une classe et voir ce qui se passe…

Hier après-midi, je me suis rendu dans le supermarché de ma ville (le « Score » de Savanna, pour ceux qui connaissent) pour vérifier si je n’avais pas été victime d’une publicité mensongère. Eh bien non, c’était bien vrai, il y en avait bien un gros tas devant moi, à l’entrée du magasin, entre une montagne de barbecues en promo et un amoncellement de DVD à prix « cassés ».

Un gros tas de quoi ?

Un gros tas de tablettes « Samsung Tab3 10 pouces 16 Go Wifi » au prix « écrabouillé » de 259 euros. Il faut vous dire qu’ici, à la Réunion, nous avons plutôt l’habitude de TOUT payer nettement plus cher qu’en France métropolitaine, alors pour une fois que c’était moins cher…

Hop, dans le chariot.

Mon objectif, avec l’achat de cette tablette, est simple : voir ce qu’on peut en tirer dans une classe de maternelle. Avec, en plus, les « limitations réunionnaises », c’est-à-dire qu’une partie du Google Play Store nous est inaccessible. Théoriquement.

On aura tout vu (ou presque)

J’en vois déjà certains (qui me connaissent un peu) écarquiller les yeux : Michel avec Android, on aura tout vu !

Il faut vous dire que je passe un peu pour un intégriste obtus et fanatique, parce que depuis 1987 (27 ans, eh oui) j’utilise des ordinateurs Apple. Des iPhones. Des iPads, des Apple TV, et j’en passe. Et que j’aime ça !

On dirait que ça en gêne certains, je voudrais bien savoir pourquoi. Parce que ce qu’ils ne voient pas, c’est que j’utilise aussi des PC sous Windows (je me souviens de l’écran de Windows 98 qui devenait bleu à chaque fois que je m’approchais, un vrai gag. Les choses se sont largement améliorées ensuite, avec XP le Sympathique, puis Vista le Maudit, suivi par Seven le Bon, que j’utilise quotidiennement, n’étant pas – pas encore – passé à Windows 8 le Coloré). Et j’aime bien, aussi.

Concernant Android, ma première expérience douce-amère a été l’achat d’un Galaxy Note 2, que je n’ai pas gardé longtemps, préférant 1000 fois le petit iPhone 5 contre lequel je l’ai échangé sur Le Bon Coin. Puis est venu l’essai malheureux de la Galaxy Note 8, que j’ai relaté en son temps ici.

Mes relations avec Android se sont quand même améliorées depuis, rassurez-vous. Depuis quelques mois, un Galaxy Note 3 est venu cohabiter avec l’iPhone, et une tablette Nexus 7 tient compagnie à mon iPad Air. J’aime vraiment beaucoup mon Note 3.

Parallèlement, le système Android lui-même s’est amélioré, devient petit à petit plus présentable, même si des progrès seraient bienvenus au niveau du look, qui est soit tristounet (Nexus) soit hideux (Samsung).

Donc, je ne sais pas si on aura tout vu, mais en ce qui me concerne, j’ai vu et utilisé réellement pas mal de systèmes et de machines (sauf Linux). Normal, ça me plaît. Certains changent régulièrement de voiture ou collectionnent les paires de chaussures, finalement, aimer l’informatique ce n’est pas pire 🙂 🙂 🙂

King-Kong vs Godzilla

En ce moment est en train de se jouer une guerre impitoyable. Un combat de titans, à côté desquels Godzilla ou King-Kong ne sont que des souris de laboratoire.

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king-kong

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Parce que par-delà les phrases toutes faites comme « Apple c’est une arnaque » ou « Android c’est bidon« , une guerre d’hégémonie a actuellement lieu entre les deux systèmes. Steve Jobs lui-même la qualifiait de « guerre thermonucléaire ».

Vous voulez que je vous explique en quelques mots ?

Je vais le faire. Je vous présente ma vision des choses, si ce n’est pas la vôtre, eh bien tant pis, ce n’est pas grave, on restera amis, pas vrai ?

Par ordre alphabétique (et d’ancienneté) commençons par Apple.

La philosophie d’Apple est simple, et c’est la même depuis l’apparition du premier Mac en 1984. Eh oui, 30 ans.

L’objectif d’Apple est de gagner de l’argent, beaucoup d’argent.

La stratégie pour atteindre cet objectif est de fabriquer le meilleur matériel possible, le plus beau, le plus simple d’utilisation, le plus efficace, et de le vendre en un plus grand nombre d’exemplaires possible, et en faisant le plus de bénéfices possible.

Apple gagne des sous en vendant des machines. Mais aussi en créant un « écosystème », composé donc de machines, mais aussi de logiciels soigneusement faits l’un pour l’autre.

Les clients d’Apple – j’en fais partie – apprécient ce qu’on appelle « l’expérience utilisateur », une expérience à la fois « zen » et sophistiquée, simple et belle, qui fonctionne de manière transparente. Une prison dorée, digne d’un hôtel 5 étoiles.

Et les clients d’Apple acceptent volontiers de payer pour cela.

Continuons par Android, ou plutôt par Google.

Parce que pour le cas où vous ne le sauriez pas, Android appartient à Google.

La philosophie de Google est simple, et c’est la même depuis l’apparition de son navigateur éponyme en 1998.

L’objectif de Google est de gagner de l’argent, beaucoup d’argent.

La stratégie pour arriver à cet objectif est de proposer des services gratuits, les plus pratiques, les plus répandus possibles, sur un maximum de supports possibles, et à l’intérieur de ces services de vendre des espaces publicitaires au plus grand nombre d’annonceurs possibles, et en faisant le plus de bénéfices possible.

Google gagne des sous en vendant de la pub. Mais aussi en scrutant, espionnant, analysant nos données privées (nos mails par exemple), en nous suivant à la trace (en repérant les sites web que nous visitons), en s’immisçant au plus intime de notre vie privée, sans forcément que nous nous en rendions compte.

Ce qui permet à Google de proposer des publicités qui ciblent exactement le profil personnel de ses utilisateurs. Et de toucher le jackpot chaque jour.

Et ayant compris que l’informatique est en mutation et se déplace des ordinateurs vers les appareils mobiles, Google a acheté en 2005 Android, un système d’exploitation pour smartphones créé par une startup qui avait du flair…

Les utilisateurs de Google – j’en fais partie – apprécient l’utilisation de services et d’applications gratuites, qui fonctionnent bien, qui sont universelles. Et cliquent de temps à autre sur des pubs… Et comme ils sont plusieurs milliards…

Les clients inconditionnels de Google et d’Android n’aiment pas, mais pas du tout, avoir à payer pour utiliser une application ou un service.

Et ces deux zouaves (Apple et Google) se font la guerre.

Qui a copié qui ?

Alors ça, c’est la tarte à la crème. Ils se sont tous copiés les uns sur les autres, à tous les niveaux, depuis toujours. Apple, Microsoft, Google, Facebook, Samsung et consorts passent leur temps à s’inspirer les uns des autres, et c’est une bonne chose pour nous, utilisateurs, parce qu’au final, ce sont les meilleures idées qui sont retenues et c’est une industrie toute entière qui nous propose, concurrence aidant, des produits toujours plus sympathiques et plus perfectionnés. Disons que certains sont plus doués que d’autres pour créer ou pour copier…

Les titans, Godzilla, King-Kong ou Transformer passent leur temps à se faire des procès interminables, pires que des chamailleries de cours de récréation, des dizaines de milliards de dollars sont en jeu pour eux, et nous, clients, nous en profitons ou nous faisons plumer, selon notre vision des choses.

Il y a quand même un problème énorme et extraordinairement complexe qui se pose avec ces monstres, surtout depuis l’apparition de Facebook et l’avènement d’Amazon. Mais je n’en parlerai pas aujourd’hui, sinon cet article deviendra indigeste.

Revenons à cette tablette Android : qu’en faire à l’école maternelle ?

Parce que bon, il faut quand même avouer que les iPads sont mieux armés pour une utilisation en classe : milliers (ou dizaines de milliers) d’applications diverses, variées, somptueuses et parfois bien faites, Apple TV, Air Play, iTunes-U, etc…

A ce niveau-là, Android est pour le moment en retrait. J’ai bien dit « pour le moment ». Parce que ça cravache dur du côté de Google et des développeurs indépendants.

Mais voilà, j’utilise ma tablette dans une classe maternelle.

Et l’état actuel de ma réflexion consiste à me dire la chose suivante :

« Je ne tiens pas à faire de mes élèves de cinq ans des petits drogués de la tablette. A les exposer toute la journée à des apps-jeux qui clignotent, font des sons rigolos et les hypnotisent. Je cherche à utiliser les avantages du numérique pour les aider dans les apprentissages fondamentaux, et pour cela, je n’ai pas forcément besoin de dizaines d’applications différentes ».

Et pour cela, voyons ce que cette tablette « pas trop chère » peut m’apporter. Elle a une caméra, un appareil photo, a la capacité d’enregistrer le son, c’est déjà beaucoup.

Certes, pour y connecter un vidéo-projecteur, il faudra certainement bidouiller des câbles (ah, Air Play sur iPad, quel plaisir), mais bon, l’expérience mérite d’être tentée.

Quant aux satanées publicités qui parsèment Android, étant donné que ma classe n’est pas connectée, elles resteront blanches 🙂

L’expérience est donc lancée.

Je vous tiendrai au courant !

Wanted

Je recherche une app Android permettant aux élèves de faire des imagiers sonores. Si vous connaissez, merci de l’indiquer en commentaire !

 

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